World Trade Organization  
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Aperçu général de l'OMC

 Objet de la présentation

 OMC: Les débuts

 Le commerce ne cesse de se développer

 Une nouvelle organisation multilatérale

 L’OMC, qu’est-ce que c’est?

 Comment fonctionne l'OMC?

 Les principes du Système commercial

 Dispositions pour les PVD

 Progression par blocs

 Le Cycle qui a mis fin à tous les autres

 L'Accord sur l'OMC

 Libéralisation du commerce des marchandises

 Les textiles: retour à la règle générale

 Agriculture: des marchés plus équitables pour tous

 Mesures correctives commerciales

 Normes et procédures

 Procédures administratives

 Services: règles favorables à la croissance et à l'investissement

 Services: les règles essentielles

 Services: amélioration de l'accès aux marchés

 Propriété intellectuelle: protection et respect des droits

 L'Accord sur les ADPIC: sur quoi porte-t-il?

 Règlement des différends: le cœur du système

 Rencontres entre les Ministres

 La Conférence ministérielle de Singapour

 Les Conférences ministérielles de Genève et Seattle

 La Conférence ministérielle de Doha

 La Conférence ministérielle de Cancún



OMC: Les débuts

Imprimable | Plus d'information: [En ligne]
 

Née en 1995, mais pas si jeune

L'OMC est certainement l'une des institutions les plus importantes parmi celles qui s'occupent des relations économiques internationales. Globalement, son rôle est double: d'une part, établir et faire respecter le code de la route du commerce international des biens et services et, de l'autre, libéraliser progressivement ce commerce, dont la valeur est estimée actuellement à près de 8 000 milliards de dollars par an.

Bien que l'OMC ait vu le jour le 1er janvier 1995, ses origines remontent à plus d'un demi-siècle. Elles résident dans la catastrophe économique et sociale engendrée par la crise de 1929. À cette époque, les pays se sont repliés sur eux-mêmes, entraînant la production et le commerce dans une spirale descendante. La réaction en termes de politique commerciale a été le recours à un protectionnisme extrême, c'est-à-dire que les droits de douane et les autres obstacles au commerce ont été relevés à un niveau tel que les importations ont chuté. Les accords discriminatoires favorisant certains pays et en excluant d'autres sont devenus la règle du jeu.back to top

Le besoin de sécurité économique

Puis, il y a eu la seconde guerre mondiale, dont on a tiré de nombreux enseignements, notamment le fait qu'il était impossible d'édifier un avenir politique sûr sans accroître la sécurité économique. On s'est mis à chercher de meilleurs instruments de coopération internationale. Cette recherche a porté ses fruits lors d'une conférence tenue à Bretton Woods (États-Unis) en 1944. Les participants à cette conférence ont créé le Fonds monétaire international et la Banque mondiale, auxquels ont été confiées des questions telles que l'instabilité monétaire et le financement de la reconstruction après la guerre.back to top

L'OIC: une première tentative

Les tentatives pour créer un équivalent chargé du commerce international – l'Organisation internationale du commerce (OIC) – ont pris beaucoup plus de temps. Un arrangement intérimaire a été conclu entre un nombre limité de pays, mais il laissait de côté bon nombre des aspects les plus importants du commerce international. Cet arrangement a pris la forme de l'Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT), qui a vu le jour en 1948. La réponse complète à la question de savoir quelle serait l'institution chargée du commerce international est venue un demi-siècle plus tard avec la naissance de l'Organisation mondiale du commerce.back to top

Prises de conscience essentielles

Malgré l'échec de la première tentative de créer une organisation du commerce international, des améliorations notables ont été apportées à la conduite du commerce mondial durant l'après-guerre, grâce à deux prises de conscience essentielles de la part des responsables de la politique commerciale. La première était que le redressement économique de l'après-guerre passait par l'ouverture des marchés et la libéralisation des échanges. La seconde était que le commerce ne se développerait que si ses acteurs eux-mêmes pouvaient s'appuyer sur un système stable et prévisible. Le meilleur moyen d'y parvenir était d'élaborer un ensemble de règles mutuellement convenues, contraignantes pour tous les membres et applicables grâce à un mécanisme de règlement des différends. Le commerce se ferait selon des règles – et non selon la puissance des nations. Ces deux prises de conscience ont façonné le système commercial multilatéral et ont joué un rôle fondamental dans sa réussite.back to top